Samedi 22 décembre 2007
Aujourd'hui au creux de mes yeux j'ai vu, alors qu'ils vennaient à peine de trouver le repos, un lit tout doux.
Pas très loin qui plus est, une couche de côton pur. Sans hésiter je me suis approprié ce terrain exceptionnel et
j'y ai rapidemment (mais avec  tout le soin que l'on me connait) installé mes marques en sus d'une délicate porte en acier trempé.
C'est tout de même formidable de pouvoir dormir parmis les nuages : sans me tromper je puis dire que ma vie
va s'en trouver changée dans les nuits qui suivront. Parceque je suis assez fier de ma découverte, j'ai pris le temps de vous gribouiller la scène de mon arrivée, vu de l'extérieur :

haishell.jpg
par MrGecko publié dans : Aujourd'hui j'ai vu communauté : Aux portes de l'imaginaire
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Vendredi 23 novembre 2007
Aujourd'hui entre mes yeux j'ai vu une lueur inhabituelle, venant  d'un autre plan sans doute. C'est pourquoi  dans la journée, motivée par cette expérience des plus troublante j'ai mené quelques recherches dans la bibliothèque de Joseph, le marcassin nain qui partage parfois quelques un de mes rêves.  C'était compliqué : Joseph posséder un tel nombre d'ouvrages qu'il m'aurait  fallut  m'absenter de votre plan plusieurs jours entiers (et en cette période de l'année, tout le monde s'accordera à dire que ce n'est pas possible). Pourtant la chance me souria et après la  première centaine de livre épluchée, la clef de mon mystère me tomba littéralement entre les mains (après avoir glissé d'une armoire, elle fut amortie par mon épaisse et soyante chevelure) : un petit carnet de cuir tressé. Sur la couverture,  un soleil levant gravé dans un semblant d'or soulignait ce titre : "A toi mon nuage aimé, qui du port aux souris m'abandonna sans mots dire". A l'intérieur, une unique page, en réalité une photo :

smport-1.jpg
par MrGecko publié dans : Aujourd'hui j'ai vu communauté : Aux portes de l'imaginaire
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Dimanche 21 octobre 2007
Une petite fée  à peine assoupie; L'image  était nette, mais elle fut brève. L'instant d'après la page avait retrouvé son apparence originelle célullosée et finnement encrée comme elle se doit. Néanmoins  je reste fasciné par ce que j'y ai vu et je vais tenter de vous le retranscrire à l'aide de ma toute nouvelle tablette graphique.

Untitled-11.jpg

Voici également le lien vers l'image, un peu plus grande. En espérant que mes visions n'interpellent pas la police du net. Sachez que ma seule consommation d'absinthe de la semaine n'à lieu -hélas- que dans mes rêves les plus profonds..


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Mercredi 22 août 2007

Aujourd'hui j'ai vu un arbre lointain.

Aujourd'hui j'ai vu qu'autour de cet arbre lointain il n'y avait rien, pas même un petit bout d'âme qui vive, excepté celle qui habitait mon petit personnage. Me rapprochant de plus en plus aujourd'hui j'ai vu un arbre vide.
" Hé ho ! " susurrais-je à l'entrée d'une cavité anciennement occupée par une grosse branche, " Hé Ho ! " recommençais-je après n'avoir obtenu d'autre réponse qu'un silence complet d'une douce brise chaude et sucrée, comme il y en avait parfois ces jours d'été lointains.

 

J'aurais pu me vexer qu'un tel grand fort, beau et majestueux spécimen végétal ne me réponde pas aussi promptement qu'il devrait s'appliquer à le faire. Mais non, je ne me voyais pas gâcher une matinée si agréablement entamée. J'entrepris alors de faire le tour complet de l'arbre afin de vérifier qu'il n'eusse pas de porte secrètement camouflée comme les lutins d'aujourd'hui savent si bien façonner. Rien, il n'y avait rien d'autre que le trou par lequel j'eus crié quelques minutes auparavant : cet arbre était bel et bien abandonné, ou du moins non-habité car je puis concevoir qu'il n'eut jamais abrité qui que ce soit plus d'une nuit.

 

La journée allait bon train, j'observais une dernière fois l'arbre solitaire avant de retourner à mon chemin (qui devait initialement me conduire quelque part plus en bas dans la vallée) quand un léger bruissement provenant de l'intérieur du tronc même atteignit mes délicates oreilles, perçant les épaisses boucles de mes cheveux.

 

Ile me restait encore quelques secondes superflues à dépenser avant midi. Je fis donc immédiatement demi-tour, tournant les talons à d'autres aventures, j'engloutissais à nouveau le peu de distance me séparant du géant vert. Enfonçant carrément ma tête dans l'unique pré-citée fenêtre de l'arbre, je me mis à scruter attentivement chacun de ses recoins, chacune de ses alcôve,s éternuant de temps à autre à cause des poussières et des copeaux de bois naturellement produits par le temps. Alors qu'encore une fois j'allais retirer toute mon attention de cet étrange carcasse de bois, j'aperçus -non sans difficulté- flamboyant dans le fond du fond de l'arbre, une douce lueur argentée. Je plissais les yeux, essayant d'adapter ma vue au manque de lumière propre au fond du fond d'un arbre. Le reflet vacillait irrégulièrement, se déplaçant même de quelques centimètres sur ma droite, obligeant mes yeux à forcer sur mes nerfs optiques.

 
"Bonjour. " dit le reflet. " Bonjour !" lui répondis-je par politesse. Le son de sa voix m'aida à le distinguer ; bientôt je le vis clairement, il me voyait tout aussi clairement. Ce fut notre premier contact et, accessoirement, ce fut aussi la première fois que je mourais.

 

par MrGecko publié dans : Aujourd'hui j'ai vu communauté : Aux portes de l'imaginaire
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Lundi 20 août 2007
Dans mon Placard, qu'y a-t-il dans mon Placard ?
Un peu de poussière ? non.
Un peu de lumière ? Pas du tout !
Dans mon Placard, mais qu'y a-t-il donc !

Un petit lézard bleu, un ours en peluche, deux chaussettes orphelines ? Non non et non !
Dans mon Placard il y a un fond qui est un fond sans fond, plongez-y la main, jusqu'au cou entrez-y !
Oh oui s'il vous plaît, nourrissez mon Placard, jettez-y vos vieux chiffons tous peluchés, vos chemises déboutonnées, vos lacets déchaussurés, vos lettres d'amours inavoués.
Dans mon Placard, je vous invite à venir dormir.
Entrez avec une nappe quadrillée, oui, pour le pic-nique et nous nous étalerons au fond du fond sans fond de mon Placard, sous l'arbre gris là-bas, celuis qui remue sans cesse ses bras au vent, c'est un saule qui se croit olivier. Il n'a pas de nom car il n'en veut pas, c'est sous ce saule grincheux que nous nous reposerons notre séant, les jambes ballotantes chauffées par le soleil, dans mon Placard.

Dans mon Placard, mais qu'y a-t-il dans mon Placard ?
Des milliers d'histoires ! Oh oui !


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